NoBrainNoPain

Pas de cerveau, pas de migraine

Lundi 13 septembre 2010 à 20:05

        Je ne crois pas en l’amour, et vous ? Peut-être voulez-vous que je vous dise en quoi je crois, peut-être pas. Et bien je crois en la fascination. En la folie aussi, mais elle se cache derrière le premier terme, plus sournoise, plus discrète. Plus efficace. La folie me rend dingue.

                                                                                                                                            La fascination me fascine.
 
      J’aurais aimé pouvoir t’embrasser une fois de plus. Te toucher, caresser ta joue et tes seins, enfouir mon visage dans tes cheveux cacher mon image de dans tes yeux. Tu me fascines autant que je t’envie, je pourrais te regarder toute une vie durant mais l’image de ta mort ne me quitte plus. La décomposition de tes chairs, la disparition de tes os la dissolution de tes sentiments dans ce qu’il te reste de sang. Le bout de tes doigts qui s’envole en poussière.

      Ça me tue de te voir encore respirer mon air, me faire de l’ombre lorsqu’on marche côte à côte ça me tue de ne pouvoir à mon tour mettre un terme à ma jalousie naissante de ne pouvoir te garder rien que pour moi. Rien que pour moi. Mais pour moi il n’y a rien. Rien qui ne puisse me donner assez de force pour t’écraser. Il n’y en a que pour toi pour la vie que tu t’inventes pour les filles que tu aimes les enfants que tu fais rire et les femmes que tu fais jouir. Tu es mon idole mon amour, une toile le chef d’oeuvre d’un illustre inconnu qui pourtant surpasse les maîtres les plus imbus de leur personne, tu es une statue de paille, modestement irrésistible. Fragile. Indestructible.
Je me souviens encore du jour où l’on se tenait la main, le dernier. Tu m’avais dit que j’étais beau, j’avais souri et je m’étais retenu pour ne pas te retourner le compliment. Je ne voulais pas paraître amoureux. Pas déjà. Mais c’est fou comme tu l’étais, aussi beau que les idées qui se tuaient dans ma tête. On s’était assis sur cette colline au bord de l’eau, au bord de la Maine. Je voyais d’ici le château prendre feu, s’embraser comme s’il avait écouté mon coeur lui supplier de l’aider.
 
"- Regarde bien ces flammes mon ami, regarde les comme elles consument ce qui reste de nos ancêtres. Les vois-tu ? Vois-tu les souvenirs s’évaporer, les belles histoires s’envoler ?
- Oui je les vois mon amour, je vois aussi les femmes crier et les enfants courir en imitant la sirène des pompiers. Je vois notre vie s’éteindre, je vois notre passé s’en aller à dos de folie, à dos de cheminée. Mais je vois aussi tes mains autour de ma taille, je vois l’espoir et la jeunesse, je vois l’amour je vois ta vie et la mienne.
- Je te trouve bien aveugle ce soir. Mon ami."
 
      C’est ainsi qu’il me laissa. Il se leva et parti je ne sais ou, je ne l’ai jamais su. Je suis resté un moment encore, assis à contempler l’invisible, à chercher ce que je ne voyais pas, ce qu’il avait trouvé de plus ce qu’il me demandait de dénicher à mon tour. Mais rien ne vint, rien ne me sauta aux yeux si ce n’est quelques gouttes de sel lorsque, déçu, je me suis allongé. Rien. Encore une fois je ne voyais rien, encore cette fois je me sentais faible et ridicule.
      Lorsque je suis rentré me coucher tu étais là. Nu dans notre appartement, sur notre lit trop petit, tu étais beau. Je me suis approché de toi, doucement, alors que tu dormais. Notre réveil affichait quatre heures d’un air sévère, de ses chiffres rouges et violents il me rappelait que j’étais en retard. J’ai continué à m’approcher, sans un bruit, pour ne pas te réveiller. Je voulais t’embrasser, sur la bouche puis sur le front, et te souhaiter bonne nuit, te dire que je t’aime et rêver de ta réponse. Je voulais te prendre la main, te caresser les cheveux et te regarder. Je voulais toutes ces choses-là et bien d’autres encore. Mais c’est en arrivant juste au-dessus de ton visage, de ton corps, que j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Quelque chose clochait, comme une odeur de transpiration comme une présente trahison. Il ne m’a fallu qu’un regard pour comprendre : tu n’étais pas seul. Comment avais-tu pu ? Comment oser laisser cette traînée dormir chez nous, cette fille, car oui c’est bien une fille allongée sur notre lit. Je ne la connais même pas, ou je ne veux pas la connaitre. Tout ça n’a pas d’importance, plus d’importance, il est trop tard et je le comprends. Tu me l’as fait comprendre. C’était ce que tu voulais n’est-ce pas ? Me montrer que tu pouvais te passer de moi, que je n’étais rien de plus qu’un objet à tes yeux, qui, n’ayant plus aucune utilité, n’est bon qu’à se faire jeter. Tu ne peux pas me faire ça. Moi qui t’aime plus que tout, plus que la vie même. Tu ne peux pas. Tu l’entends ? Tu ne peux pas, tu ne peux pas !
      Alors que je meurs de l’intérieur, que mon coeur implose que des milliers de morceaux sont propulsés contre mes côtes, que le sang coule à flots et la bile remonte aussi vite que mon suicide, je ne ressens aucune douleur. Mon ventre s’ouvre devant ton sommeil de petite pute, mes yeux ne peuvent plus contenir les marées de larmes et de violence qui tentent de s’échapper, mes mains tremblent et ma voix se brise, je t’en prie mon amour réveil toi et dis-moi que tu m’aimes. Dis-moi que tout ça n’est qu’un rêve, un mauvais rêve comme font si souvent les enfants, dis-moi que cette fille n’existe pas qu’elle n’a aucune raison d’être que jamais plus elle ne te touchera. Demande-moi de la tuer, ordonne-moi de la détruire, l’anéantir. Je t’écoute et je t’entends.

"- Je te trouve bien aveugle ce soir. Mon amour."

      Voilà. Voilà que tu me parles. Je me souviens de cet instant il y a quelques heures. Je me souviens de ta voix, tes mots. Enfin je comprends, enfin j’ouvre les yeux. Je comprends pourquoi tu es parti si vite et sans te retourner, je comprends pourquoi tu m’as laissé seul si longtemps. Je comprends pourquoi tu as semé cette haine dans mon coeur, cette violence que tu m’as donné. Et maintenant tu m’ordonnes de terminer ce que tu as commencé. En lui faisant l’amour tu n’as fait que la tuer d’avantage, comme s’il fallait qu’elle se purifie, que tu prépares son corps avant ma venue. C’est un cadeau que tu me fais là, et aujourd’hui ma clairvoyance ne connait pas de limite. Je t’en remercie, mon amour, je te remercie pour ce dernier présent, ce gage de ton amour cette ultime épreuve que je dois passer dès maintenant.

"- Regarde bien ces flammes mon amour."

Oui je les vois. Je me rappelle chacun de tes mots et c’est à ton visage que je pense lorsque mes doigts s’enroulent autour de sa gorge. Je te vois, souriant. Je te vois m’encourager, je sens ta main sur mon épaule et je comprends que ce que je fais est bien. Je ne me suis pas trompé. Les flammes se sont éteintes au bord de l’eau, mais je les retrouve encore une fois dans ses yeux. Cette fille ce démon. Son corps est encore chaud, ses mains me repoussent mais elle est bien trop faible. Trop ridicule. C’est à toi que je fais l’amour au travers de son corps, à toi
et rien qu’à toi. Alors que je suis en elle que ses flammes me brûlent que ses ongles me griffent le visage et les bras je ressers mon étreinte. Je vois ta main avec la mienne, nos doigts entrelacés, des doigts amoureux autour d’un cou trop fragile. Je sens qu’elle suffoque, je ressens sa douleur elle ne fait qu’accentuer mon plaisir, je me prends à aimer son corps. Ses seins deviennent les tiens, ses jambes sont belles, comme les tiennes. Je l’aime car je t’aime, et que c’est toi que je vois dans sa bouche. Elle se débat encore, mais ne résiste plus, triste réponse à ce cadeau divin que je lui fais. Mes assauts n’ont de cesse de te faire jouir je le sais, je sais que c’est à toi que je fais l’amour ce soir, pour la première fois. Je ne l’oublierai jamais. Elle ne se débat plus, ne résiste pas, ses yeux sont ouverts mais les flammes ont disparues, comme éteintes par une magie intérieure, une sombre sorcellerie venant du fond de son âme. Ou peut-être est-ce la mienne, ma jouissance, mon plaisir, qui a eu raison de ce château incandescent.

"- Les vois-tu ?"

      Oui je les vois. Je vois la destruction par le feu je vois la fin du monde et je vois sa fin à elle. Alors je te regarde une nouvelle fois, toi qui es allongé juste à ses côtés, toi qui dors et qui m’attends. Je te regarde. Je te regarde et je ne vois plus rien. Tu n’es plus là. Tu es mort en même temps que cette horreur, que cette fille que tu m’as offerte. Je le sais je le sens, tu t’es enfui, encore une fois je me retrouve seul à pleurer. Mais je comprends que je peux te retrouver. Je dois te retrouver. Je ne sais pas où tu es, mais j’ai foi en toi, j’ai confiance en ton amour je sais que tu reviendras. Alors je t’attendrais, ici ou ailleurs qu’importe le lieu nous nous retrouverons et un jour nous serrons ensemble pour de bon. Je t’aime, mon amour. Je t’aime plus que tout. Tu peux bien mourir une nouvelle fois je serais toujours là.
Ce n’est qu’un début.

      J’aurais aimé pouvoir t’embrasser une fois de plus. Te toucher, caresser ta joue et tes seins, enfouir mon visage dans tes cheveux cacher mon image de dans tes yeux. Tu me fascines autant que je t’envie, je pourrais te regarder toute une vie durant mais l’image de ta mort ne me quitte plus. La décomposition de tes chairs, la disparition de tes os la dissolution de tes sentiments dans ce qu’il te reste de sang. Le bout de tes doigts qui s’envole en poussière.

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Mardi 17 août 2010 à 0:20

 
 
 
 
 

une boîte mail, un 30/03/2009 [ ... ]. 

Il n'était pas prêt pour ça pas prêt pour toi.

Il n'étais pas prêt pour ces yeux ce regard, le brouillard s'est installé il ne savait plus marcher. il n'osait pas courir non plus et encore moins sauter. Se jetter en avant se lancer du toit, de sa cabane, là haut tout là haut où il dormait paisiblement, là haut tout là haut d'où il t'attendait patiemment. Sans se douter même. Sans y penser. Il fait froid ici il se doute qu'un jour il devra redescendre, retrouver la chaleur d'une nuit le réconfort d'une autre vie, à ses côtés pour un temps, encore indéterminé et pourtant. Pourtant c'est ce qu'il veut et qu'il n'espere pas obtenir, vivre à deux puis un jour en souffrir, parler d'eux comme s'ils n'étaient qu'un lointain souvenir. Là haut tout là haut, sa cabane de papier se pliera sous tes pieds, il n'en sortira que méfiant. Apeuré. 
Mais il sait que le moment est venu, il est temps de retomber sur terre se laisser tomber se mettre à nu, l'approcher lui parler, la toucher l'embrasser la prendre par la main la mettre nue. Le moment est venu. C'est ce qu'on dit toujours, après coup. L'instant présent est cependant beaucoup plus pesant, on envie le passé ne pas avoir à se faire violence, se dépasser. Prendre une décision. Ou se persuader que la décision est prise. Sans pour autant être sur de quoique ce soit. Rêver que tout ça est facile, que s'il tombe d'en haut il ne se fera pas mal et penser qu'un jour il pourra y remonter. Y penser seulement.  
Te voilà dans ses bras il ne sait toujours pas marcher, courir encore moins et ne parlons pas de sauter. Mais pourtant il décide de se lancer il a peur est effrayé mais cela ne l'empechera pas. Empechera pas de croire en vous du moins croire en toi tandis que le vous ce n'est que ça, ce qu'il vit en ce moment ce dont il profite depuis quelques temps.
Je crois qu'il t'aime et je pense qu'il a raison. De t'aimer pour ce que tu es car ce que tu es, c'est ce qu'il voulait.

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Mercredi 11 août 2010 à 0:23

 Et puis tu lui tends la main, jour après jour, baise après baise tu lui montres à quel point t'es belle tu lui prouves comme t'es bonne et comme tu l'aimes. mais lui s'en fou lui n'a d'yeux que pour tes cheveux qui tombent sur tes joues fatiguées, le creux detes reins la puissance de tes gestes la douceur de tes mains, alors que tu joues l'amazone que tu pars à la guerre à la conquête  de son empire de son emprise absolue.
Vous n'avez que vingt piges et déjà vous aimez l'alcool plus que votre chien plus que son avortement, les épinards et le fanta citron. Il parait qu'à vingt ans rien n'est impossible et c'est pas parce qu'elle a une gueule de centre commercial et la bouche au rayon gâterie qu'il aut croire tout ce qu'elle des bites. A vingt ans t'as l'air con et rien d'autre, t'arrives chez les grands tu regardes les députés s'engueuler comme des gosses sur france 2 mais t'y comprends que dalle, même pas tu essaies. Alors quand tu veux donner un avis constructif sur quelle bouteille de vodka acheter ce soir, tu lèves les bras et les yeux au ciel en criant à qui veut pas l'entendre que c'est un scandale, comme ils le font si bien à la télé cachés derrière une étiquette et un micro trop petit pour leur gigantesque cerveau, leur grosse tête.
N'oublions pas au dessus de toi l'amazone, qui à vingt ans préfère se retourner, te présenter l'arrière. tu abandonnes ses seins  ses yeux fermés sa lèvre pincée pour son cul qui frétille comme un poisson au bout de ta canne un dos cambré une image virtuelle de son visage amoureux. N'oublions pas tout ça, les changements les nouvelles positions, à vingt ans on devient quelqu'un d'important, comme si avant rien ne comptait. et puis le temps passe, on en a deux, puis quatre, et c'est bien là que tout s'arrête à quatre-vingts ans. oui tout s'arrête, comme dans le poisson qui lui ne bouge plus beaucoup. laissez les donc crever en paix.

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Dimanche 8 août 2010 à 1:21


vodka folie tequila sonnerie portable pilule j'encule je rêve tu crèves je dors elle mord on s'aime la même la ferme oublions restons partons au loin au dessus en dessous tes dessous tes sourires mes lèvres tes fesses ton pied je le prends ta vie je la bouffe mes conneries je les crache ton sang que je bois tes dents et puis moi. 

 et si on arrêtait de parler de cul. et si on oubliait l'amour la mort les amis l'alcool. et si tu fermais ta gueule.

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Samedi 31 juillet 2010 à 14:07

 Achète-moi une main ou deux que je puisse attraper tes chevilles te faire basculer la tête à l'envers la gueule explosée. Fais moi rêver encore un peu plus chaque nuit donne moi de quoi te regarder admirer tes cheveux multi-usages tes yeux dégueulasses tes doigts montparnasses. autant dire gigantesques. Prête moi ta main et coupe les veines défonce toi comme il se doit comme pour oublier le métro les merdes et la politique. n'oublie pas le goulot qui t'appelle la fumée qui s'échappe de tes lèvres cette image magnifique d'une blonde assise à ta fenêtre la clope à la main la clope au bec qui pense sans vraiment l'aimer qui t'aime sans vraiment y penser qui panse le trou noir de ton estomac qui panse tes brûlures tes bêtises et tous les autres accents circonflexes du monde. T'es bonne quand tu pleures t'es monstre quand tu cries t'es rock'n'roll le soir t'es bandante la nuit j'aime bien ton cou ton cul cette histoire de tout que je n'oublierai jamais  comme une référence un modèle. cherchez donc les 7 erreurs à la huitième tu dégages. 

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